Dans notre audit de 60 boutiques françaises, 20 présentaient au moins un problème critique et 11 tournaient sur un PHP en fin de vie, sans correctif de sécurité depuis des années. Autrement dit : les piratages de boutiques PrestaShop ne sont pas rares, et la plupart sont liés à des failles connues et documentées. C'est une mauvaise nouvelle, mais aussi une bonne : cela signifie que le nettoyage suit une procédure connue, que vous pouvez appliquer dans l'ordre.
Coupez l'accès public au site (mode maintenance ou suspension chez l'hébergeur). Objectif : arrêter la fuite de données et empêcher le pirate de continuer à agir. Votre chiffre d'affaires attendra 24 heures — vos clients et votre réputation non.
Back-office PrestaShop, base de données, FTP/SFTP, hébergement, emails professionnels, comptes PrestaShop Addons. Utilisez des mots de passe uniques et longs (un gestionnaire de mots de passe est indispensable). Activez la double authentification (2FA) partout où c'est possible. Un pirate qui a eu accès une fois laisse souvent des accès de secours.
Avant de supprimer quoi que ce soit, sauvegardez l'ensemble du site tel qu'il est : fichiers (via SFTP) et base de données (via phpMyAdmin ou l'outil de l'hébergeur). Cette copie « contaminée » est votre pièce à conviction : elle permet d'analyser le malware sans risque, et de comprendre ce que le pirate a fait. Ne la restaurez jamais telle quelle.
Si vous nettoyez sans trouver la porte d'entrée, le pirate reviendra dans les jours qui suivent — c'est le scénario classique. Recherchez :
modules/, themes/, override/ et à la racine.ps_employee).Notre module PrestaShield automatise cette recherche : scan des patterns d'infection connus (eval+decode, webshells, faille phpunit), fichiers récents dans les dossiers critiques, .htaccess suspects, comptes exposés. Le rapport note votre boutique /100 et liste les problèmes — exactement ce qu'il faut à cette étape.
Deux stratégies : la restauration depuis une sauvegarde saine antérieure au piratage (la plus sûre), ou le nettoyage chirurgical fichier par fichier (quand on a identifié précisément les fichiers infectés). Dans les deux cas :
wp.php, c3b4.php, cache/xx.php...).ps_configuration) et les pages de contenu.Remettez à niveau PHP, PrestaShop et tous les modules vers les dernières versions compatibles. Une boutique piratée sur un PHP 7.0 (fin de vie depuis janvier 2019) est un aimant à pirates : tant que la version n'est pas supportée, la même faille restera ouverte. C'est le moment de faire cette migration que vous repoussez.
Une fois le site propre et à jour : changez encore une fois les mots de passe, activez les journaux (logs), et surveillez les fichiers modifiés et les connexions suspectes pendant au moins un mois. Si vous avez une obligation légale (données clients — RGPD), documentez l'incident et notifiez la CNIL (72 heures) ainsi que les personnes concernées si les données ont été exposées.
La prévention est moins chère que l'intervention : les boutiques que nous auditions en continu détectent les problèmes avant les pirates, pas après. L'audit gratuit vous donne votre note /100 en 30 secondes, et le module PrestaShield (29,90€) scanne vos fichiers en back-office avec alertes email automatiques — le genre de filet de sécurité qui transforme un piratage en simple incident.
Audit passif, sans modification de votre site. Note /100 en 30 secondes.
Sources : statistiques issues de notre audit de 60 boutiques françaises (août 2026). Procédure d'incident conforme aux recommandations PrestaShop et aux bonnes pratiques OWASP.